dimanche, juin 26, 2022
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    Afrochroniq décrypte la carrière d’Arielle T : entre succès, flops et bad buzz

    Elle a connu le succès avec des hits comme Doudou, Ton pied mon pied ou encore L’aveu… Arielle T était la star des années 2010. Désormais en autoproduction, elle a du mal à revenir au devant de la scène. Entre succès, flops et bad buzz, retour sur la carrière d’une diva de la musique gabonaise avec le chroniqueur Jeff-Patrick Ekomy d’Afrochroniq

     

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    DR

    1. Et si tu nous résumais les grandes lignes de la carrière d’Arielle T ?

    Jeff-Patrick Ekomy : Arielle T c’est si je ne m’abuse, des premiers pas au sein du groupe Mbala en 1988 suivis d’une longue période de performances live où elle affûtera ses aptitudes vocales. Son talent sera repéré par Edgar yonkeu courant 2010 et il en sortira le titre La go d’à côté comme première collaboration avec le producteur et marquera le début de l’aventure au sein du label Direct Prod avec qui elle explosera véritablement. Depuis la fin de son contrat avec le label, elle se lance en autoproduction sous son propre label ANJ Empire.

    2. C’est l’une des rares et anciennes artistes qui a su s’adapter à l’ère des réseaux sociaux et qui est très suivie. Son image de star est encore plus au top aujourd’hui ?

    A la base Arielle T a toujours su compter sur deux atouts bien à elle : sa voix suave, et sa plastique qui ferait le bonheur de n’importe quelle agence de marketing.
    De plus, la fanbase qu’elle a fédéré via ses différents réseaux sociaux a parfaitement adhéré à son personal branding (image de marque) mixant son travail d’artiste et de la mère au service de sa famille, ce qui lui donne une image plus que respectable.

    Par contre, aujourd’hui son image est moins présente que sous l’ère Direct prod mais je pense qu’elle est en pleine rénovation et qu’elle cherche la bonne formule pour la réadapter à son image. Elle reste un produit avec d’énormes capacités.

    3. À quand remonte son dernier hit ?

    Je dirais l’Aveu en 2012, un titre afro zouk qui va aussi révéler Shan’l au grand public gabonais.

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    DR

    4. Son style musical est-il toujours d’actualité ?

    Arielle T est une artiste qui a choisi le courant Afrozouk pour définir sa musique, un style qui peine à la quitter même après l’ère Direct prod. En ce moment elle s’essaie à de nouvelles sonorités comme pour savourer l’air frais de l’autoproduction, mais ce n’est pas chose facile. À mon avis elle ne s’y prend pas de la bonne manière. Pour moi, elle a longtemps été couvée sous Direct Prod, du coup elle réapprend les ficelles du métier (surtout la production) en appliquant ses connaissances sur sa propre carrière.

    5. Comment qualifierais-tu la carrière d’Arielle T depuis son départ de Direct Prod ?

    Je pense que la carrière d’Arielle T peine à retrouver ses lettres de noblesses d’antan à cause de toutes les nouvelles sonorités proposées à son public. Elle essaie de faire un « Cross-over » c’est-à-dire : passer d’un style musical à un autre. Sauf qu’un cross over doit se faire comme il se doit et pour le moment elle n’y arrive pas encore. c’est par exemple une discipline qu‘Edgar yonkeu arrive à appliquer avec Shan’l (adapter sa musique à plusieurs audiences sans se louper) d’où l’album Eklektik 2.0.

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    6. Peut-on dire sans se tromper qu’Edgar Yonkeu orientait mieux sa musique ?

    Edgar Yonkeu était sans conteste le maître de cérémonie derrière la manière de poser en studio jusqu’à la manière de vendre son image donc oui il était très impactant pour sa carrière même s’il me semble qu’elle avait quand même son mot à dire sur ses préférences. Mais face au gros travail que nécessite la gestion d’un artiste, ses exigences peuvent être de moins en moins pris en compte .

    7. Selon toi, quelles sont les options artistiques qu’elle devrait envisager pour remettre correctement sa carrière sur les rails ?

    Arielle T a la carrure, la prestance et la grâce que beaucoup d’autres artistes n’ont pas. De plus, elle a le talent mais celui-ci n’est rien sans une véritable équipe. Il lui faut une équipe plus jeune et dynamique d’une part .

    D’autre part, qu’elle retente le Cross-over musical en local, qu’elle s’ouvre aux collaborations en local pour trouver sa nouvelle identité artistique, et ensuite attaquer une collaboration internationale sans pression et de manière naturelle. Ça lui permettra d’atteindre ses objectifs et par la même occasion de réussir son retour au devant de la scène.

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